On ne connaît pas son ancienneté exacte, cette race était très répandue dans le secteur de Condé-sur-Escaut et de Valenciennes.
Son origine a été beaucoup discutée. Il s’agit d’une volaille locale créée par un croisement de deux races elles-mêmes locales ou peu éloignées.
Certains pensent que cette volaille vient du croisement du coq Braeckel noire et de la Gauloise grise foncée.
D’autres entre le coq Braeckel allemand et la Mouette de Frise occidentale.

Elle avait totalement disparue en 1950, elle réapparut en 1974 à l’exposition Animavia de Lille, grâce à l’éleveur M.Carnières.

Un peu d’histoire:

La Société des Aviculteurs du Nord de la France, dont le siège était au Café du Pélican 11 Grand Place à Lille fût fondée le 14 ocobre 1891.

SEs statuts furent déposés à la Préfecture du Nord le 07 mars 1892 et à nouveau le 14 novembre 1927, pour se conformer à la loi du 1er juillet 1901.

L’insertion au journal officiel a eu lieu le 18 novembre 1927.

En ce qui concerne la poule d’Hergnies , voici ce que dit le standard de l’époque.

 

Pour la petite histoire; Autrefois sur la place de la ville d’Hergnies on rendait les sentences en présence du coq.

 

Les sentences du coq:
“Copage dé tiête du co !”

De la pointe du clocher de l ‘église, le coq voit tout, entend tout … IL SAIT TOUT !
Lors de la ducasse annuelle, il s’incarne dans un vrai coq fait de chair et d’os.
Un cortège est formé, en tête un bouffon coiffé d’un bonnet à cornes et en habits multicolores ouvre la marche. Muni d’une marotte et d’un bâton de sergent major, il entraîne la musique qui réunit des musiciens des villages environnants.
Ensuite vient le char tiré par un cheval. Sur le char « le coq » trône sur un cadot (chaise haute pour enfant). Des gardes armés de sabres et de canardières sont chargés de la protection du précieux volatile !
Le cortège sillonne les rues du village au son de la fanfare, un déplacement ponctué par les détonations des canardières !
Bientôt l’équipage fait halte sur la place du village près de l’estaminet. La silhouette élancée du clocher se découpe au loin.
Un homme a pris place derrière le coq, feuillets en main il est prêt à dévoiler les ragots et potins de l’année écoulée. Révélations sensées dictées par le coq.
A l’arrière du char un tambour et un trompettiste appellent la foule au silence et annoncent de quelques notes de musique les « sentences du coq ».
Les villageois endimanchés accourent de toute part, voilà un an qu’ils attendent l’événement ! Ils s’agglutinent autour du coq.
Un homme en redingote et haut de forme, la cane à la main, fait la grimace alors que ses voisins rient à gorge déployée. Serait-il l’objet de quelque révélation ?
Des oies goguenardes assistent à la scène et semblent comprendre ce qui se dit !
En révélant toutes ces vérités, le coq a signé sa propre condamnation à mort.
Les gardes qui assuraient sa sécurité l’abandonnent bientôt sous les cris de la foule : « La tête du co ! La tête du co ! ».
Les gardes creusent promptement un trou avec leurs sabres et y enterrent le coq jusqu’au cou.
Les gardes sont alors placés, les yeux bandés, à 25m du malheureux animal. Ils vont tour à tour s’en approcher à tâton et tenter de le décapiter avec leur sabre !
Cette étrange coutume est maintenant abandonnée, elle ferait, aujourd’hui, l’objet de procès en diffamation !

La ducasse d’Hergnie avait lieu le mardi qui précède le quatrième dimanche de septembre.

Séraphin JURION (1837 – 1929) a immortalisé quelques sentences du coq, un livre a été édité à partir de ses notes dans la Collection de la société de Linguistique Picarde XXII.

Les textes sont ecrits en patois, sous forme de vers qui ne respectent aucune règle !

Ce document peut être consulté aux archives départementale du Nord à Lille (Ref : 18896).