Le jardin de l'Obiau 250, rue de l’obiau 62136 LA COUTURE

Le Jardin de l’Obiau (62)

Le  Jardin de l’Obiau s’étend sur une superficie de 16 000 m2.

 

Jardin de l'Obiau


Les plantations dans le Jardin de Monique Farda ont débuté en 1998 …

mais la création des massifs se fait progressivement  depuis 2010, date à laquelle Monique a cessé toute activité professionnelle.

Elle est  passionnée de plantes et de jardins depuis très longtemps et elle avait déjà créé un jardin sur 1 200 m2 précédemment.
Ce jardin est situé à la campagne, au beau milieu des champs, avec une vue imprenable sur les collines d’Artois à l’horizon.
Tout la passionne au jardin, Monique possède de nombreuses collections d’arbres et d’arbustes, de vivaces, graminées et fougères, pour environ 2 200 espèces et variétés de plantes. Les floraisons et les centres d’intérêt se succèdent toute l’année.

roses anciennes-Monique Farda

 


Elle est  également passionnée par les roses anciennes…

(400 variétés au jardin), mais ses préférées sont  celles d’origine européenne qui n’ont pas (ou peu) été hybridées par les roses de Chine et particulièrement les galliques (voir explications sur ce terme au bas de l’article) Elles sont non remontantes (fleurissent en juin), très parfumées, et leurs couleurs sont exceptionnelles, du rose pâle au pourpre très foncé, sans trace de jaune. De plus, ce sont des rosiers dont la forme reste intéressante toute l’année, au même titre que d’autres arbustes.
Pour que la transition avec les champs se fasse progressivement et  de façon naturelle, Monique Farda a créé un jardin de graminées et vivaces à l’extrémité de celui-ci, il est intéressant dès le mois de juillet.

jardin de l'Obiau


Quelques explications au sujet du terme les galliques

A l’origine des roses européennes, il y avait quatre types de roses (que l’on retrouve dans les écrits des Romains)
– la rose rouge
– la rose blanche
– la rose à cent feuilles
– la rose perpétuelle
Ces roses étaient des roses botaniques, simples , à cinq pétales (sauf la cent-feuilles qui était déjà un hybride)

La rose rouge est Rosa gallica, c’est elle qui est à l’origine des galliques.
Rosa gallica était originaire du Moyen Orient, mais s’est répandu dans une partie de l’Europe, et on le trouve toujours à l’état naturel en France dans le Sud Est.

Rosa gallica avait donné par mutation une rose semi-double, qui a été importée d’Iran en France au retour des croisades, et cultivée à Provins pour être utilisée en médecine.
C’est la Rose de Provins, où Rosa gallica ‘Officinalis’, qui a elle-même donné une mutation panachée : Rosa gallica ‘Versicolor’.

Toutes les galliques qui ont été créées sont issues de ces deux roses (de ‘Versicolor ‘ pour les panachées).

On a commencé à cultiver les roses dans un but décoratif à partir du XVIIIe siècle.
Environ 3 000 variétés de galliques ont été obtenues, principalement en France (c’est pour cela qu’on l’appelle “la Rose de France “), entre 1800 et 1850 pour la plus grande partie.

Elles sont tombées en désuétude avec l’introduction des roses de Chine qui, hybridées avec les roses européennes, ont donné des roses remontantes.

Ces roses auraient été perdues s’il n’y avait pas eu des passionnés comme Graham Thomas ou Vita Sackville – West en Angleterre dans les années 1950 pour les sortir de l’oubli.
On en recense actuellement environ 270; c’est notre patrimoine, un “chef d’oeuvre” en péril.

En dehors de ces considérations historiques, ce sont des rosiers parfaitement adaptés à notre climat, qui ne souffrent pas du gel; ils forment de beaux arbustes, ne sont jamais malades. Leur floraison est exceptionnelle, les fleurs sont parfumées, et les couleurs magnifiques…

Les autres types de roses anciennes d’origine européenne n’ont jamais eu l’engouement qu’il y a eu pour les galliques, mais elles sont également intéressantes.


Une destination de plus à ajouter à la liste des jardins des Hauts-de-France!

Le jardin de l’Obiau est ouvert sur rendez-vous du 1er juin au 31 octobre.

Tarifs : 3 €/pers gratuit pour les enfants.

Page facebook 


Merci à Monique Farda pour sa participation photographique.