Gilles Bize présente une
Gilles Bize présente une “fausse poule soie rose” pendant l’exposition avicole de Pecquencourt en 2016

Si mes souvenirs sont bons, c’est en 2004 que Gilles Bize est venu sonner à ma porte. Lui qui se plait à dire qu’il n’y connaissait rien dans l’élevage à cette époque, était tout de même fils d’agriculteur.

Rémi, le fils de Gilles insistait auprès de son père pour élever des volailles, mais pas comme papy “disait-il”
J’ai donc tout naturellement guidé Gilles dans ses choix… habitant comme moi dans le voisinage de la ville de Pecquencourt, un rendez-vous avec Jean-Paul Chatelin père s’imposait à l’époque.

Puis vint  le choix des races de volailles à élever, en passant par le Grand Brahma dans toutes ses différentes couleurs, la poule soie, Gilles jeta son dévolu sur la Langshan.

 

 

 

 

 

Plus sérieusement 

Gilles avait une  idée dans la tête depuis un moment  suite à l’acquisition de cette race méconnue. La rencontre de quelques éleveurs ( Jacques Etienne “aujourd’hui décédé”, Daniel Jotz, Pascal Kamp et plus récemment Rémy Gingembre et Gérard Claudon) l’ont convaincu de se lancer dans l’aventure et de créer le  LANGSHAN CLUB de FRANCE

LANGSHAN CLUB de FRANCE

Ce club, créé en octobre 2018, rassemble une poignée d’éleveurs désirant rendre ses lettres de noblesse à cette splendide volaille, trop rarement représentée dans les expositions avicoles. Splendide volaille, car son port particulier lui donne une incomparable fierté. Sa prestance ne laisse pas indifférent. Elle est à l’origine de bon nombre de races, dont l’Estaires et l’Orpington.
Originaire de Chine, plus précisément du monastère de LangShan, situé à l’embouchure du fleuve Yang-Tsé-kiang, elle a été importée en Europe par un jeune commandant de la marine Royale britannique, qui a offert un lot à son oncle, le commandant Croad.
Ces poules, sélectionnées en premier lieu par les britanniques, furent présentées pour la première fois en Europe au Crystal Palace en 1872. Ce fût le début du succès pour cette volaille.

Admise au standard en 1873, elle fut baptisée Croad Langshan.

Le jardin d’acclimatation de Paris a propagé cette race en France dès 1876, importée par Geoffroy Saint-Hilaire, elle a alors servi à régénérer bon nombre de races françaises. Elle fut ensuite délaissée à cause de sa croissance lente et de l’arrivée de races plus modernes et plus productives.

La Croad langshan est une volaille de grande taille (coq au minimum 4,1 kg, poule 3,2 kg), au port élevé, queue haute et large et aux tarses emplumés. La crête est simple, oreillons rouges, iris des yeux bruns, tarses bleu ardoise. La poule pond des œufs de 60 g minimum.
La Croad langshan naine doit peser entre 770 et 910 g pour le coq et 650 à 790 g pour la poule.

Quant à la Langshan Allemande, elle fut sélectionnée en Allemagne à partir de la Croad Langshan, en croisement avec la Minorque et la Plymouth Rock, les éleveurs allemands ayant voulu obtenir une pondeuse aux tarses non emplumés. C’est une volaille aux tarses longs, légèrement inclinée vers l’avant, peu allongée, aux contours arrondis et à la forme élégante. Plumage abondant et pas trop collant, crête simple et petite, dos court, oreillons minces et rouges, queue courte . Le coq pèse de 3 à 4,5 kg et la poule de 2,5 à 3,5 kg. Les
œufs pèsent 55 g au minimum. Les grandes différences avec la Croad Langshan sont l’absence de plumes aux tarses et le port qui n’est pas en lyre.

 

Pour conclure cet article, je dirai simplement, Merci à toi Gilles pour le passionné que tu es et surtout pour ce que tu fédères autour de toi, la passion de l’élevage, Fier d’être ton ami.

Didier Macrez