Les abeilles ont investi mon jardin (59)

 

Je vous laisse découvrir cette aventure en vidéo, mais vous pouvez me croire, après cette expérience,  je ne regarderai plus une abeille de la même façon, aujourd’hui, elles sont devenues mes amis.
Un grand Merci à Luc et Yves Bosson du Rucher du Val de l’Escrebieux pour toutes ces explications au sujet des photos.

Voici un article qui n’était pas du tout prévu dans le programme de Mon Espace Nature !

Je n’ai pas résisté à l’envie de vous faire partager l’expérience que j’ai vécue aujourd’hui….je pensais avoir fait le tour des rencontres animalières…. Grosse erreur de ma part.

Petite réflexion avant de commencer mon récit:

Lorsque vous regardez un documentaire animalier sur les abeilles, confortablement assis dans votre fauteuil, c’est toujours très instructif et formidable de voir évoluer ces petites bêtes au travers de votre écran de télévision.
Par contre, lorsque vous vous retrouvez   « nez à nez »  devant un essaim de 20 000 abeilles, accroché à un mètre du sol, dans votre propre  jardin, croyez-moi, c’est tout à fait différent.

 

On peut passer à côté d’un essaim sans le voir, la preuve, je suis passé à côté de celui-ci trois  fois avant de le remarquer…

C’est ce qui m’est arrivé ce jeudi 22 mai vers 17 heures.
N’ayant jamais été confronté à ce genre de problème, je vous avoue avoir paniqué un instant.
Que faire? Mon premier réflexe a été de me précipiter vers mon appareil photo, mais ne sachant pas comment réagissent ces charmantes bestioles, j’ai préféré utiliser le zoom et rester à distance….

On peut rester à 1 mètre sans aucun risque, sur l’image c’est Yves Bosson  l’apiculteur qui pose….

Ensuite, il a été nécessaire de sécuriser les environs, de garder Dixy « le Westie » à distance, et de chercher « le ou les spécialistes qui pourraient remédier au problème et m’ aider à me débarrasser de ce « cadeau de la nature »

J’ai donc appelé deux apiculteurs référencés sur le net, Luc et Yves BOSSON du « Rucher du Val de l’Escrebieux » qui sont arrivés très rapidement sur place.

Un essaim n’a pas de préférence pour un arbre particulier (ici un forsythia). Il se met autour de la reine qui se pose n’importe où quand elle est fatiguée.

A cette occasion, pendant plus de deux heures, j’ai pris une grande leçon de nature et découvert que nos deux apiculteurs sont de véritables passionnés.

Un peu rétissant à l’approche de nos « insectes hyménoptères » mais désireux de ne rien perdre de cette expérience, j’ai préféré m’équiper d’une protection « au cas où », sans avoir réfléchi que vu la chaleur de cette après -midi  j’étais en short
« lol »   mais bon….

Un essaim comme celui-ci est formé d’environ 20 000 abeilles. La reine part avec la moitié de la ruche pour laisser la place à une nouvelle reine.

Voyant nos deux compères sans aucune protection au beau milieu de tous ces insectes, je me suis trouvé un « peu ridicule » , mais ils m’ont expliqué qu’en fait, ces abeilles étaient inoffensives, qu’elles venaient de quitter leur ruche et avaient suivi une nouvelle reine. Comme elles étaient fatiguées, elles avaient décidé de se poser un instant dans un arbre du jardin.
Prenant mon courage à deux mains, j’ai tombé le costume d’apiculteur pour affronter ces chères bestioles, qui n’ont pas tardé à se poser dans mon cou, sur mes mains …..Pas de panique, il faut rester zen … me rétorque Luc Bosson l’apiculteur.
Je vous avoue: plus facile à dire, qu’à faire…entouré par des milliers d’abeilles, ça fait une drôle d’impression mais bon… aucune piqûre à déclarer.

 

 

Pas possible de confondre : un essaim forme une grappe où les abeilles sont visibles alors qu’un nid de guêpes a la forme d’un ballon gris (papier ou bois mâché)

J’ai donc assisté à un rituel qui consiste à récupérer l’essaim dans son intégralité, et de le faire quitter l’arbre sur lequel il avait élu domicile. La totalité des abeilles est alors entrée dans une mini ruche pour être emmenée hors des lieux, tout du moins » le plus loin possible de mon jardin »

 

Il existe différentes races d’abeilles. Ici il s’agit de l’abeille noire ou abeille locale. Parfois certaines ont le premier anneau de l’abdomen orange mais il n’y a jamais de jaune.

 

Pour se faire obéir des abeilles, l’apiculteur envoie un peu de fumée (à base de carton ou d’herbes séchées)

 

Pour identifier chaque colonie, au Rucher du Val de l’ Escrebieux, chaque ruche ou ruchette porte un nom d’habitation.

 

Après avoir fait tomber l’essaim dans un panier, l’apiculteur le  verse devant la ruchette où par instinct de protection les abeilles  vont entrer par la petite fente située en bas.

 

Comme il fait chaud, les abeilles ne sont pas pressées de rentrer. C’est le moment de poser pour la photo. A noter que l’on peut travailler sans gants.

Habituellement les abeilles sont orientées face à l’endroit où se trouve la reine mais ici elles sont gênées par la quantité de ces ouvrières.

 

Avec un peu de fumée, l’apiculteur fait monter dans son panier les abeilles qui  ont tendance à revenir se poser là où était l’essaim. Il pourra ensuite les verser devant la ruchette. 

 

Pas de panique : une abeille s’est posée derrière l’oreille. Ne se sentant pas prisonnière elle pourra redécoller sans piquer. 

Les abeilles sont presque toutes rentrées. Certaines se tiennent à l’entrée et on voit qu’elles ont dégagées à l’extrémité de leur abdomen un point plus clair : c’est la glande de Nasanoff . En ventilant elles vont envoyer une odeur qui appelle les autres qui volent encore. Après ce périple de deux heures…  Nos deux compères Luc et son fils Yves les  apiculteurs sont repartis avec mes locataires d’un jour.

Merci à eux.

Contact: Bosson Luc Rucher du Val de l’Escrebieux  03.27.87.80.31