Les Faisans à collerette

Les faisans à collerette, genre Chrysolophus.

Faisan Doré

Si j’ai choisi de vous les présenter ici, c’est que les faisans à collerette sont probablement les plus beaux et les plus populaires de tous les Gallinacés.
Ils ne comprennent que deux petites espèces, étroitement apparentées, mais très différentes par la couleur et le dessin de leur plumage.
On peut les différencier grâce à leur forme et leurs habitudes, la parade des mâle est particulière. Leurs façons délicates et leur silhouette gracile, ils se rapprochent encore de l’Eperonnier à queue bronzée. Il semble raisonnable de placer le genre Chrysolophus entre Phasianus et Polyplectron.


Les deux espèces de faisans à collerette: le Doré et le Lady Amherst, se croisent volontiers en captivité et donnent des combinaisons sans fin d’hybrides, souvent fort jolis mais sans intérêt spécial.
Les Faisans à collerette mâles sont ornés d’une huppe de plumes dirigée vers l’arrière ainsi que d’une grande collerette de plumes longues et larges, partant de la nuque et pouvant se déployer à la manière d’un éventail autour de la tête et du coup.
Leur queue est très longue, étagée et effilée, composée de 18 rectrices. Leurs pattes sont longues et fines, avec un court éperon.
La face est emplumée, seule la peau du tour des yeux est plus ou moins nue.
Les jeunes mâles revêtent le plumage de l’adulte la seconde année, ils ont une livrée spéciale la première saison.
Les femelles sont barrées brun foncé et fauve, avec sur l’abdomen des plumes à peu près uniformes, elles possèdent une huppe très réduites.

Bien que n’étant complétement adultes que la deuxième année, les faisans à collerette se reproduisent souvent en captivité dès la première saison qui suit leur naissance et cela même avant d’avoir revêtu leur plumage définitif d’adulte.

 

Le Faisan Doré “Phasianus pictus”Les Faisans à collerette 1
Vous trouverez sur cet article de nombreuses images décrivant parfaitement les coloris de ce faisan, donc je trouve inutile de vous faire ici un descriptif détaillé partant du bec jusqu’ au bout de la queue.


 

Les habitudes générales et son élevage en captivité.

Il est fort et même étonnant de constater que si peu de chose ait été publié sur la vie du Faisan doré à l’état sauvage, quand on connait la popularité de ce magnifique oiseau, fameux dans l’art et la littérature en Chine depuis des siècles, à son époque Beebe l’a trouvé abondamment dans l’ouest du Houpei “les provinces de l’Ouest s’étendant du Xinjiang au nord jusqu’au Yunnan au sud.”

 

En Europe, ce Faisan est commun en captivité depuis le XVIIIe siècle.
Le premier à mentionner sa captivité fût ALBIN en Angleterre en 1740 et George  WASHINGTON “le premier Président des Etats Unis” possédait dans sa propriété à Mount Vernon des faisans envoyés de France et offert par La FAYETTE.
C’est l’une des espèces les plus prolifique en volière. Il faut tout de même remarquer le manque d’observations précises et d’études exactes sur l’un des Faisans les plus communs.
Depuis des générations d’élevages trop de croisements avec le Lady Amherst ont été effectués ce qui a causé un bon nombre de dégénérescences.


En parlant de dégénérescences, les faisans dorés élevés en captivité depuis si longtemps, ont donné naissance à plusieurs mutations, dont l’une remonte à 1864 elle a été nommé “obscurus” par Hermann Schlegel.

le Faisan Doré charbonnier “Chrysolophus pictus mutation obscurus.Doré charbonnier.jpg Il est semblable au Faisan doré ordinaire, mais de couleur plus foncée en général. Ce faisan existe en bon nombre en volière. Comme le Paon nigripenne, il s’est reproduit identique à lui-même depuis son apparition, sans que ses caractéristiques ne s’accentuent comme chez le faisan obscur.

 

 

 


le Faisan Doré jaune: 

Le professeur GHIGI a fixé cette étonnante mutation “Luteus” qui est de nos jours très répandue dans les collections, elle est appelée Faisan doré de Ghigi. Le professeur GHIGI a donné les détails de son expérience dans une revue nommée  ‘”l’Aviculture Magazine, en 1957 , en voici la description Huppe jaune d’or, un peu plus claire que chez le doré normal, reste de la face, menton, gorge et côtés du cou jaune clair, collerette orange, avec deux barres bleues acier comme chez le Doré ordinaire, manteau vert foncé, avec la partie inférieure , tachetée de jaune clair, les autres rectrices sont barrées irrégulièrement de brun pâle et de jaune.

Doré Isabelle

 

 

 

 

 

 

 


 

le Faisan Doré saumoné:

C’est une forme plus foncée que le professeur GHIGI a aussi sélectionné, le Faisan doré saumoné est maintenant bien représenté dans les élevages, il se reproduit généralement sans changements importants.

le Faisan Doré cannelle:

Une autre mutation intéressante s’est produite en Amérique en 1971, elle est maintenant bien établie et se reproduit identique à elle même.

Le mâle diffère du Doré normal car il a perdu le vert métallique du haut du dos.


Un grand merci au groupe facebook  Phasianidae/Insectivores/colombidae/frugivores pour leur participations photographiques.

à Mrs Jacky RRODESCH et  Kévin ZHONG

Source; tous les Faisans du Monde de Jean DELACOUR


GHIGI Alessandro (1875-1970)

Alessandro GHIGI naît le 9 février 1875 à Bologne dans une famille de la bonne bourgeoisie citadine. Son père, Callisto, un riche avocat, est passionné d’aviculture.
Il est aussi un membre influent de l’Académie Nationale d’Agriculture. Alessandro se passionne depuis l’enfance pour la vie des animaux et des plantes et il choisit de se consacrer à la zoologie.
Un intérêt jamais démenti pour la protection de la nature.
C’est aussi au cours des vingt premières années du siècle que se révèle l’intérêt d’Alessandro GHIGI pour la protection de la nature –
Alors que sa formation est, et restera toujours – celle d’un zoologiste “appliqué”, c’est-à-dire un spécialiste des oiseaux destinés à l’élevage.

 

Charles William BEEBE: (29 Juillet 1877 – 4 Juin, 1962) était un Américain naturaliste, ornithologue, biologiste marin, entomologiste,

explorateur et auteur.