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Canards, Tadornes et Oies

Pourquoi le canard du Labrador et devenu canard Emeraude.

 

 On a beaucoup parlé au sujet de ce fameux petit canard du  Labrador…

 

« Euh pardon !!! »  canard Emeraude dans les expositions avicoles auxquelles je participe  et  qui est le seul canard que j ‘élève plus de trente ans.

Je me souviens même  d’une discussion acharnée avec le regretté Jacques Michaux, grand amateur d’anatidés.

A l’époque je « ramenais moins ma science » et je faisais confiance aux dires des anciens.  C’est vrai aussi que beaucoup de noms ou « pseudos noms »  ont été attribué à ce charmant canard, selon la nationalité du pays où il était présenté, sans parler de l’appréciation de chaque juge vis à vis du standard de ce canard. Par exemple en Allemagne on l’appellait Smaragd…dans les pays anglo-saxons  Black East Indian, au Mexique Black Brazilian, dans les régions Néerlandophone Smaragdin, en France canard Labrador.

 C’est à mon avis  une bonne chose que «  nos responsables avicoles Européens » se soient réunis pour décider de lui donner un nom unique, mais je pense qu’il faudra   »un peu de temps » …. pour que les juges avicoles  de chaque pays  s’accordent sur un standard unique.
En attendant je vous laisse apprécier ci-dessous un petit texte très rareextrait du moniteur d’Aviculture pratique, dénommé La Basse-cour du 15 au 30 avril 1876  qui nous parle déjà du Canard du  Labrador

OUPS !!  je suis incorrigible! … du Canard Emeraude.

Canard émeraude (labrador)

 

Canard du  Labrador
 Le canard du Labrador est, après le « Mignon » le plus petit des canards domestiques de races.
C’est un oiseau gai, alerte, de formes élégantes. Il est entièrement  d’un noir d’ébène, avec des reflets métalliques d’un vert émeraude, sur la joue et le long du cou.
Le bec est vert olive, courbé vers le milieu, et pourvu à sa palette supérieure d’un petit crochet nettement dessiné.
Le miroir de l’aile est vert émeraude.
La patte est de la même couleur que le bec; la femelle n’a que deux centimètres à peine de moins que le mâle dans sa longueur de corps; mais elle est moins épaisse que ce dernier, son cou est plus mince , son ensemble général bien plus svelte.
Chez le mâle les reflets métalliques sont bien plus apparents. Le Labrador est très rustique et se reproduit bien.

 La cane pond de 50 à 60 œufs par an, la durée de la ponte va jusqu’au  mois de juin. L’incubation dure de trente à trente et un jours comme chez le canard domestique. Vu le peu de sujets qui existent, le Labrador peu être considéré comme un oiseau d’ornement plutôt que d’un produit.

Quoique l’on  en dise le canard du Labrador a réellement existé et existe toujours sous un autre nom, mais je vous rassure ce petit canard est toujours le même, du moins en apparence.

 Pour ceux qui douteraient  de la véracité de mes propos je tiens à leur disposition l’original du document ci-dessus précité qui se nomme le  moniteur d’Aviculture pratique de   La Basse-cour du 15 au 30 avril  1876

 Ne pas confondre avec  Eider du Labrador  vous en saurez plus  en suivant ce lien    http://mon-espace-nature.fr/?p=437

Un grand merci à  Thierry Castille et Wilfried Lombary

qui m’ont aidé  à la rédaction  de cet  article . 

 ….

 Mise à jour récente:  Vous trouverez ci-dessous le standard officiel   du Canard Emeraude.

 

 

Je ne saurais trop vous recommander l’excellent site de Jean Claude Périquet  Volaille Poultry,  site qui est une source de renseignements très utiles pour les éleveurs amateurs et les autres…

Voici l’adresse de ce site  http://volaillepoultry.pagesperso-orange.fr/index1.html

 

Pour contacter l’auteur de l’article

cliquez sur l’image ci-dessous.

 

Pour Phoenix International, le moment est venu de tourner la page…

 

Dans les bons moments, comme dans les mauvais…

Mon Espace Nature se fait le relais des événements dans le milieu  des passionnés d’animaux et pas seulement en France, voici une décision du Président de l’Association  ASBL Phoenix International .

 

 

 Dans les bons moments comme dans les mauvais http://mon-espace-nature.fr/  se fait le relais des évènements dans le milieu des animaux et pas seulement en France, mais aussi chez nos voisins Belges.

En bas de cet article vous retrouverez des pages que je n’aurais jamais put écrire  sans l’aide très précieuse de Séraphin Di Cristofaro, je lui adresse  ainsi qu’à  son conseil d’administration ASBL Phoenix International, toutes mes salutations, vous avez pris là une  décision très  courageuse: celle de cesser toutes vos activités.

Ci-dessous vous trouverez le mot du Président annonçant la fin de l’Association

 Le mot du président;   Je dois vous avouer franchement, que j’ai eu beaucoup de mal à rédiger ce dernier mot du président.  En effet, cela fait vingt six ans que je dirige cette Association, avec une dévotion sans pareil et écrire les dernières lignes d’une longue histoire d’amour, me noue un peu les trippes. Mais que voulez-vous ? Toute chose a un début et toute chose a une fin.  Pour Phoenix, le moment est arrivé de tourner la page.

  En effet, les temps ont changé pour tout le monde, l’élevage amateur n’est plus ce qu’il était.  Nous aurions tellement voulu rester dans l’esprit des pionniers de la fin du XIXéme et du début du XXème siècle, c’est-à-dire celui des vrais aviculteurs; mais Internet est arrivé et la face du monde a changé. Le temps du papier est révolu et vive le numérique.  La légende du Phoenix veut qu’il meure et qu’il renaisse de ses cendres. Le temps est arrivé d’allumer le bucher, qui sait quand l’oiseau mythologique renaîtra.  Durant ces longues années de présidence, j’ai rencontré des gens merveilleux qui ont donné une âme à Phoenix.  Jamais, je ne les oublierai.  Dois-je les citer ?  Non, je ne crois pas.   Vous qui lisez ces dernières lignes, vous êtes à coup sûr,  un de ceux-là; car les autres ne les lisent pas.  Des personnes magnifiques, désintéressées, intelligentes, passionnées, célèbres, cultivées et érudites ont aussi écrit et façonné les lettres de noblesse de Phoenix durant ces vingt-six années.  D’autres lui ont donné tout leur temps et leur passion, d’autres encore lui sont restés fidèles depuis le début.

A tout ceux là, je dis MERCI.  Une pensée toute particulière à notre conseil d’administration, qui a été tout simplement admirable ces dernières années. Sans lui, rien ne serait construit.  Pourquoi alors arrêter me direz-vous?  Pour rester fidèle à la légende du Phoenix.  Mieux vaut mourir en pleine gloire et qui sait, « Renaître » un jour de ses cendres.  Mais une chose est certaine, c’est que la passion des oiseaux, elle, ne meurt jamais.  Et ,comme j’aime à le dire souvent pour paraphraser Saint Augustin: « Mieux vaut perdre sa raison, que perdre sa passion »   Merci à vous, amis passionnés, de m’avoir permis de cheminer un si long moment en votre compagnie. Maintenant, nous sommes arrivés là où nos chemins se séparent. Bon vent à vous tous et n’oubliez jamais votre compagnon de route: PHOENIX.

             Dr S. DI Cristofaro                        Président fondateur

…………..

Articles rédigés en collaboration avec ASBL Phoenix International

L’oie empereur ou oie du Tsar   16 juillet  2012

l’ Eperonnier malais

La poule Sultane    29 novembre 2010

Le coq de Sonnerat  16 novembre 2010

Le coq vert de la jungle ou coq de Java   15 novembre 2010

l’ Eperonnier malais  6 février 2011

 

Pour contacter l’auteur de l’article

cliquez sur l’image ci-dessous.

 

Romain Lesserteur, jeune éleveur passionné

 Romain Lesserteur s’est passionné pour l’élevage alors qu’il avait une dizaine d’années… Fou d’ animaux depuis son plus jeune âge, sa rencontre avec les faisans dorés fut le déclic et le début d’une grande aventure !
Il a d’abord élevé des faisans (les plus faciles) puis vinrent les canards (les plus colorés)…un beau jour ses parents décident de déménager. Le terrain de destination étant propice à la construction de volières, aussitôt arrivé sur les lieux il se met à l’ouvrage.
Les principales activités de Romain adolescent furent consacrées à l’élevage de ses oiseaux, puis vint la période de l’internat où c’est son père qui s’occupa de ses animaux pendant son absence. Même s’il y mettait beaucoup de bonne volonté , il ne voyait pas toujours si un oiseau était malade…les déceptions furent nombreuses pendant cette période…
A la fin de ses études les choses ont commencé à prendre une autre envergure et à devenir plus sérieuses ! Les visites d’élevage en France mais aussi à l’étranger commencèrent à lui donner des idées plein la tête (et ça continue encore…)
Romain a demandé des autorisations de détention, puis dernièrement il vient d’aboutir à son certificat de capacité.

Maintenant parlons un peu de son expérience

Romain s’ est rendu compte que les mutations génétiques ne sont pas une bonne chose pour notre hobbie (à son sens). Quoi de plus difficile que de trouver des canards mandarins exempts de gênes mutants !
C’est pourquoi il pense qu’il faut préserver les souches captives et les garder les plus pures possible, sans oublier le déclin de ces  oiseaux dans leur milieu d’origine !

Concernant Aviornis France, son adhésion à cette association  débute en 1998. Il y a deux ans il s’est mis à rédiger quelques articles dans cette même revue, pour apporter sa pierre à l’édifice, le partage dit-il est important  !

 Romain est depuis plusieurs années membres de quelques programmes de conservation au sein de cette même association. Les éleveurs à gérer sérieusement des populations captives en faisant une traçabilité.
Actuellement il élève donc des anatidés, phasianidés, et colombidés uniquement en phénotype sauvage. La prochaine étape après un achat immobilier sera certainement l’acquisition d’ ibis, grues, touracos…

 Voici donc les propos recueillis auprès de Romain Lesserteur, jeune éleveur passionné  qui attends la suite des événements pour s’adonner à l’élevage d’espèces un peu plus rares mais toutes aussi passionnantes.

Je suis assez fier de vous présenter Romain, jeune papa depuis peu, qui pour l’instant pouponne sa jeune progéniture et qu’il imagine déjà trotter parmi les animaux… mais bon! un peu de patience…

 Pour l’instant  je vous invite à retrouver Romain Lesserteur sur son site http://canarom.com/topic1/index.html

vous pouvez aussi le contacter à cette adresse  romain.lesserteur783@orange.fr

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APADOM, l’ Association des Palmipèdes Domestiques

Logo APADOM

APADOM est l’association des palmipèdes domestiques.

Cetta association a pour but de promouvoir l’élevage de ces animaux lors de championnats nationaux et régionaux, ainsi que des challenges régionaux.

L’APADOM souhaite regrouper tous les éleveurs de palmipèdes domestiques que ce soit des oies ou des canards, français ou étrangers.

Les éleveurs qui adhérent à des clubs régionaux de races spécifiques (exemple: le bourbonnais club, club des races vendennes, les races normandes….) peuvent aussi adhérer à l’APADOM.

Ces personnes pourront participer à leurs championnats spécifiques mais aussi aux championnats APADOM.

Alors si vous désirez en savoir plus au sujet de cette association  contacter Bruno Gouin à cette adresse  brunogouin7@sfr.fr

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Pourquoi les poules portent-elles une bague?

Pourquoi baguer vos volailles ?

 Les bagues: En matière plastique dure, elles sont fixées à la patte et indiquent l’ascendance des individus, leur année de naissance et un numéro de série. On installe ces bagues dès que la patte de l’animal est assez développée pour que celui-ci ne puisse plus la perdre en marchant. Si l’animal est plus âgé la patte sera plus grosse et il sera impossible de le baguer.. 

 

 

bagues

  Il faut  savoir que le diamètre des bagues correspond à la race de votre volatile. Le diamètre correspond ainsi à une ou plusieurs races. Cette bague est nécessaire si vous vous  disposez à exposer vos animaux en concours avicoles, c’est un critère impératif. Néammoins, il peut vous être utile afin de connaître l’âge de vos poulets et ainsi les sélectionner en fonction du comportement, de la qualitéde ponte et de l’âge. Avant de baguer votre animal, renseignez vous au préalable sur le diamètre adapté à la race désignée.  Trop large, la bague est une gêne pour l’animal, trop étroite  elle peut s’incruster dans la chair durant la croissance.

 A savoir !  Si vous désirez acquérir une volaille, un faisan,  un pigeon, un canard ou une oie …le fait que celui-ci soit bagué est un gage de garantie par rapport  à l’origine et la qualité de l’animal, vous pouvez acquérir celui-ci en visitant une exposition avicole dans votre région, vous pourrez apprécier les résultats obtenus à l’occasion de cette exposition, car seul les animaux bagués peuvent avoir accés aux concours avicoles.

Un autre petit conseil ! Si vous ne trouvez pas votre bonheur à l’occasion de votre visite, vous pouvez aussi acheter  le catalogue de cette expo, vous retouverez ainsi facilement le nom de l’éleveur et vous pourrez  facilement le contacter.

  Pour vous procurer des bagues, rapprochez-vous d’une association d’éleveurs amateurs, ils se feront un plaisir de vous renseigner.

 

L’oie de Wiers, une race très ancienne…

Cette espèce, très répendue au 19 siècle dans le sud des provinces belges et le Nord de la France, est de taille plutôt petite, au plumage blanc, avec une petite tache bleue sur le front. Il y en existe aussi à tête lisse, ordinairement les jars sont huppés. La huppe sur le front, un peu en arrière des yeux, est bleue.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Les exemplaires à tète lisse ont la tache bleue au même endroit. Il y a souvent une petite tache bleue sur le croupion. La tète est fine, le cou court et peu plissé ; la poitrine plate, plus large que profonde ;vu de dessus, le corps est ovale, la queue est horizontale. Le bec peu ridé, assez long, s’avance haut sur le front ; il est jaune orange, devenant rose vers le bout; l’onglet est rose très pâle. L’œil assez grand est bleu, le tour en est jaune pâle. Les pattes très fortes sont de couleur ocre jaune et les ongles sont pâles.

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Cette oie a été obtenue grâce au croisement de  l’oie des Flandres et la petite oie du Nord (France) dite de Hergnies.
Autrefois les oies de Wiers étaient élevées pour leur faculté à s’engraisser assez rapidement
Réputées pour avoir une chaire très fine et  délicieuses, elles étaient expédiés vers les marchés de  Anvers, Bruxelles, mais surtout à Liège.
Dans certaines localités frontalières on pouvait apercevoir dans les fermes des troupeaux allant jusqu’à mille sujets.

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Mme Marie Claire Selvais, « fidèle lectrice de Mon Espace Nature » est  une éleveuse passionnée habitant en Belgique, je la remercie de nous  faire partager les photos de ses oies de Wiers, elle essaie depuis des années de conserver cette race d’oie devenue rarissime.

La Belgique est le deuxième pays dans le Monde après la France à parcourir les pages de  www.Mon-Espace-Nature et j’en profite ici pour  remercier mes voisins Belges.
Eleveurs passionnés des villes de Charleroi, Wandre, Mons, Bruxelles, Tournai, Namur, Gent,
La Louviere, Limal  Antwerp …  si vous aussi vous détenez des races d’animaux devenues rares, écrivez moi , je me ferai un plaisir de parler de vos animaux.

L’oie empereur ou oie du Tsar

C’est toujours avec plaisir que je tiens à vous présenter les notes d’un passionné  par les oies et autres anatidés…

Je vous laisse  d’écouvrir l’Oie empereur décrite avec beaucoup de détails par mon ami Sérafin Di Cristofaro.

OIe empereur ou oie du Star

L’oie empereur ou oie du Tsar.
Le nom scientifique de l’Oie empereur : Anser canagicus, lui fut donné en raison de son origine: une des îles Aléoutiennes dont elle est originaire : l’île Kanaga. A cause de son origine nordique, lui procurant une extrême résistance au froid et de sa facile adaptation à l’élevage, cette oie a été introduite comme oie d’agrément en Europe au début du 20ème siècle.

Classification Ordre: Ansériformes Famille: Anatidae Sous F: Anserinae Genre: Anser canagicus

Noms vernaculaires Français: Oie empereur, Anglais: Emperor Goose, Allemand: Kaisergans, Espagnol: Ganso Emperador,  Italien: Oca imperatrice

Physiologie
Longueur: 65-90cm.
Poids: ~2700g.
Statut: quasi menacée.

Au 19ème siècle l’Oie empereur s’appelait  » Oie du Tsar « .
Pourquoi cette appellation ?  En fait on n’en sait rien.  Parce que qu’elle provenait de la zone Sibérienne ?  Parce que celui-ci la chassait sur son territoire ?  Parce qu’il l’aimait bien comme oiseau d’agrément ?   Comme on dit en Italien : Chi lo sa ?

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Description
L’oie empereur mesure entre 66 et 89 cm. Son plumage est gris écailleux sauf la tête, l’arrière du cou et la queue qui sont blancs. Les pattes sont orange.
On pourrait éventuellement penser en voyant les couleurs mal délimitées de son bec qu’il y a là une malformation, une usure, une dépigmentation… Il n’en est rien, celui-ci est bien naturellement de couleur rose chair sur le dessus et noir sur la mandibule inférieure. Chaque plume argentée de son plumage est bordée d’un liseré noir qui lui donne cet aspect écaillé.
De toutes les oies présentes sur un bassin d’amateur, même après plusieurs années, elle reste l’une des plus timides, gardant toujours un minimum de vigilance.  Ceci, à l’inverse de certaines oies qui n’hésitent plus à venir quémander, jusque dans la main ou à tirer sur un bas de pantalon, tant elles ont été habituées à être nourries par l’homme, mal et à tort d’ailleurs, le plus souvent avec du pain.

oie-empereur-1

Habitat

Elle vit habituellement dans la toundra côtière du Pacifique nord, sur les lacs et lagunes, et niche sur les côtes du golfe de l’Alaska. Elle a toutes les chances de rencontrer la Bernache du Canada à l’état naturel, cette dernière fréquentant aussi les Aléoutiennes et l’Alaska entre autres. Elle se rapproche peut-être donc ici instinctivement d’une espèce qu’elle aurait naturellement côtoyée.

Cette oie vit donc ordinairement en Alaska et dans le nord-est de la Sibérie… mais aussi à Paris, Londres, Bruxelles et Amsterdam. En effet, elle est présente dans de nombreuses collections d’oiseaux d’eau.  Les amateurs l’adorent, car elle est adorable en effet.
Comme les autres oies de l’hémisphère nord, en période de canicule, elle ne quitte guère l’ombre très longtemps.
Elle n’est certainement pas à son aise sous notre climat lors des étés torrides, elle qui ne quitte guère les abords du détroit de Béring, de l’Alaska à la pointe de Sibérie en passant par les îles Aléoutiennes, son aire la plus au sud et remontant parfois jusqu’à l’île Wrangel, sa limite nord (tout de même exceptionnelle) entourée de banquise environ huit mois par an !
Si un individu se retrouve seul dans un élevage comprenant une vaste étendue et qu’il y a d’autres oies dans les environs, surtout des Bernaches du Canada, elle se mêlera souvent au groupe de Bernaches du Canada.  Sans doute un rappel de la proximité de ces oies dans la nature ? Grand débat sans verser dans l’anthropomorphisme, l’amitié existe-t-elle chez les animaux et les oiseaux en particulier ou ne s’agit-il que d’opportunisme ?

Comportement
L’oie empereur est peu grégaire et vit surtout en familles; sa préférence pour les zones maritimes fait qu’elle se mêle rarement aux autres espèces d’oies. La reproduction débute au mois de mars; le nid est généralement placé près de l’eau.

Reproduction

Quatre-vingt à nonante pour cent des oies empereur du monde se reproduisent le long de la côte occidentale de l’Alaska. Elles préfèrent nicher sur les rives, le long des marécages et des rivières, des rivages élevés, buttes de marais, des collines basses ou des monticules, les prairies plates des péninsules et des îles.
Elles pondent une moyenne de 5 oeufs.

Migration et hivernage
La plupart des oies empereur hivernent le long des îles Aléoutiennes, avec une quantité moindre de long de la côte sud de la péninsule de l’Alaska,  des îles Kodiak et Afognak.
Durant les années douces, certains oiseaux hivernent le long de la côte du golfe de l’Alaska et de Cook Inlet. Un petit nombre se reproduit en Colombie-Britannique,  Washington, Oregon et nord de la Californie à l’occasion.

Population
En l’Alaska, la population a diminué abruptement de 139.000 oiseaux en 1964 à 42.000 en 1986. Les biologistes soupçonnent que la chasse de subsistance et la pollution par les hydrocarbures du littoral sont les facteurs responsables du déclin observé de cette oie. Bien que l’espèce ne soit pas actuellement considérée comme menacée, elle est particulièrement vulnérable aux modifications du climat et à une éventuelle catastrophe pétrolière dans son aire de répartition limitée.

Habitudes alimentaires

Les oies empereur se nourrissent de zostères (  algues aquatique qui se rencontre sur les fonds marins sableux)  laitue de mer, graminées, carex, camarines, mollusques et crustacés trouvés dans les zones intertidales, les marais salants et prairies de la toundra.

En captivité, cette oie est robuste, agréable à détenir et pas trop territoriale.  Elle peut être mélangée à d’autres oies sur une grande pâture.  Elle possède un charme fou.  Sa reproduction à partir de deux ans sera assurée, si vous avez un bon couple, mais ne vous attendez pas à avoir beaucoup de jeunes.  La moyenne varie de deux à quatre en général et quatre c’est déjà beaucoup.  Son élevage ne présente aucune difficulté, pour le peu que vous lui donniez une herbe tendre à brouter, des buissons pour s’abriter du soleil et une mare propre pour se baigner.
Si vous réunissez ces conditions, il ne vous reste plus qu’à l’adopter.

Sérafin Di Cristofaro.
Président de l’association Phoenix International.

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