club des amis du mondain

Un article recueilli auprès de Jack Charonnat Président du Club des Amis du Mondain…

il vous parle du Pigeon Mondain français et de son histoire à travers les années, nul doute que cet éleveur amateur est un passionné, un article complet mais les éleveurs du pigeon Mondain comprendront….. la preuve ci-dessous.

Le Mondain français
Son histoire Le Mondain est une vieille race française que l’on rencontrait dans beaucoup de fermes et d’élevages amateurs. Les documents que l’on a retrouvés date de 1824, ils distinguaient 3 sortes de Mondain.
Le pigeon gros mondain atteignait parfois la grosseur d’une petite poule, d’après Buffon .Il était très gros, très lourd, avec un filet rouge autour de l’œil, son plumage est varié de toutes les couleurs. Il produit peu et n’est recherché que pour sa grandeur car il casse souvent ses œufs ou les écrase par son poids en les couvant.
Le pigeon mondain moyen, c’était le plus commun de tous, ils peuplaient les volières économiques et l’on ne cherchait pas à posséder de races pures. Ils étaient pattus ou non pattus, très bons reproducteurs et leur grosseur était celle d’un poulet de trois mois.
Le pigeon mondain de Berlin apporté de Prusse en 1808, il a un filet rouge autour de l’œil, son plumage est noir, son manteau bariolé de blanc avec des rangées de plumes blanches et rondes sur les ailes.
Au début du 20ème siècle le gros mondain est le seul sérieusement considéré, travaillé et classé dans les expositions. Nous pensons qu’il l’a été conçu à partir du mondain moyen (voir la photo du mondain 1er prix à Paris en 1907 )
Plusieurs éleveurs chevronnés unirent leurs efforts pour fixer le type de cette race et en élaborer un standard qui fut reconnu et adopté en 1931.
Parmi ces pionniers, il convient de citer M. Alfred Gritton, Présidents des Amis du Pigeon, qui fut à l’origine de cette race.
D’un pigeon long, étroit de poitrine, haut sur pattes avec la tête forte, le bec épais et chargé, ainsi que le tour des yeux, des morilles très charnues, souvent issu d’un croisement avec le Romain et le Montauban, Ces éleveurs se sont appliqués à diminuer l’ossature et à élargir le plus possible la poitrine pour en faire un pigeon élégant, bas sur pattes et d’une belle prestance. Le mondain est de nos jours très apprécié et toujours bien représenté dans nos expositions.

HISTOIRE DU CLUB
Initialement, il existait un club, le Club du Mondain Français dont le siège social se trouvait 21 rue de Réaumur à Paris sa création devant dater de 1971. Le premier bulletin de ce club en ma possession date de 1972, il paraissait 4 fois par an. Ses principaux présidents et dirigeants furent Messieurs Papillaud, Bimier, Santana, Demulder, Gautier, Vermurie, Capelle, Taillepain, Chicot, Pertus, Sparta, Biet…….
Quelques années plus tard à la suite de différents, il se créa une scission au sein du Club du mondain français et un nouveau club vit le jour en 1977 : Association les Amis du Mondain, dont le Président fut M.Lescure entouré de Mrs. Satana, Courbes, Dufraisse, Seigné, Rhodier, Ortigé……
Après quelques mois les dirigeants et éleveurs des 2 clubs décidèrent de tenter de créer un seul club en s’unissant pour former ainsi un club solide et durable et ce dans l’intérêt de tous.
Cette réunification, nous la devons en grande partie aux efforts déployés par Ms. Seignié, Nicolas, Bimier et Augier
La date du 19 novembre 1978 fut retenue lors de l’exposition de Montluçon, la bonne volonté l’ayant emporté le CLUB des AMIS du MONDAIN fut donc crée. La première année fut une année de transition et le bureau fut constitué de membres appartenant aux deux clubs. On peut dire, sans conteste, que cette union fut une réussite, tant pour l’ensemble des éleveurs, que pour notre mondain. Notre bulletin commença alors à paraître à raison de 3 bulletins par année.
M. Augier assura avec brio la présidence de notre club jusqu’en octobre 1998, le club doit beaucoup à M.Augier et à son équipe. Il en fit le premier club de pigeons de France avec plus de 360 adhérents, avec tous les éleveurs il su faire évoluer notre mondain et en faire un pigeon élégant dont le succès auprès des amateurs ne cesse de grandir. Il a mis sur pied nos belles manifestations internationales, nationales et régionales où de très nombreux mondineux ont tant de plaisir à se revoir.
Nommé Président d’Honneur mais toujours membre du conseil d’administration, il continue à travailler au sein du club, il a pris sa « retraite de juge » après 40 années de jugement à Limoges en 2002 où à cette occasion M. Philippe Hudry Président de l’Union Nationale des Juges Pigeons lui remis l’insigne de platine de la S.N.C.
Jack Charonnat lui succéda à la Présidence en octobre 1998.
Le 1er Championnat réuni près de 500 mondains et la 1ère Coupe de France à Montluçon 600 sujets. Depuis le nombre n’a pas cessé d’augmenter pour se stabiliser autour de 1500 pigeons, le record ayant été établi en 2001 avec 1583 mondains. Pour la coupe de France qui se déroule en général en novembre ou décembre le nombre de sujets présentés est de l’ordre de 1000 sujets ou plus. Avec les championnats régionaux qui se déroulent régulièrement aux quatre coins de la France nous pouvons dire que plus 5000 mondains sont présentés dans les expositions.
Des rencontres européennes ont lieu régulièrement avec nos amis belges, suisses, allemands, italiens et hongrois, la palme revient à l’exposition de Châteaubriant, en janvier 2001 qui grâce Ms. Avril et Février réunir 1146 mondains Ces compétitions se déroulèrent ensuite à Jebsheim, puis à Schopfloch en Allemagne en novembre 2002.

Commentaires sur le standard.


Comme vous pouvez le constater en observant la photo d’un mondain 1er Prix à l’exposition de Paris en 1907 et celles de nos mondains d’aujourd’hui, l’évolution en un siècle a été surprenante.
Les mondains exposés vers les années 1920 comportaient deux classes : les mondains à pattes lisses et les mondains à pattes emplumées. Les éleveurs s’aperçurent que les sujets à pattes emplumées ne provoquaient que des problèmes (œufs cassés donc faible production ) et ils donnaient une impression de lourdeur à ce pigeon que l’on voulait très élégant.
Vers 1930 M. Dupin secrétaire général du Pigeon Club Français s’attacha à travailler cette race et l’on aboutit au premier standard établi par M. F. Delandre.
Il faut rendre hommage à tous les éleveurs qui ont contribué à la transformation de ce pigeon long en un modèle de longueur et d’élégance.
Le mondain est un pigeon de forme, très gros, rond, très lourd, bas sur pattes, ayant une poitrine très large et proéminente .Son port est peu relevé et sa tenue d’ensemble voisine de l’horizontale. C’est un pigeon qui a une allure fière. Le poids minimum est d’environ 900 grammes pour les femelles et d’un kilogramme pour les mâles, le poids idéal se situant à 100 g. au dessus de ces normes. Certains sujets atteignent 1300 à 1400 grammes.
Le mondain doit être court, la longueur de la pointe du bec à l’extrémité de la queue est voisine de 43 cm. pour les mâles et de 40 cm. pour les femelles.
Sa tête est petite par rapport au volume de son corps, le front arrondi et relativement proéminent, descend à angle droit sur bec. Le cou est assez court, gros et large à la base et l’attache à la tête doit être fine. La poitrine est très profonde, extraordinairement large et proéminente. C’est un pigeon calme et facile à élever. Sa productivité varie avec son poids, mais peur atteindre 10 jeunes par an voir plus.

Les différentes variétés.


Les Barrés 

Les Bleus-Barrés : Ce sont ceux que l’on rencontre le plus dans les expositions. Les formes et les volumes sont bien établis dans cette couleur où l’on trouve de très larges poitrines bien bombées et des dessous rasant le sol. L’ensemble, poitrine culotte doit former un demi cercle uniforme sans cassure. Le plumage doit être d’ un beau bleu Le cou et le plastron présentent des reflets vert et violacé, le croupion est blanc. Les yeux sont oeil de coq variant du jaune au rouge intense. Les barres noires régulières s’écartent par le bas et se rejoignent sur la partie supérieure de l’aile. L’extrémité de la queue porte une bande noire de 2 cm. de large. Ils sont souvent accouplés avec des rouges cendrés barrés ou des grisons.


Les Rouges Cendrés Barrés : Nombreux également dans toutes les expositions ils sont plus difficile à réaliser, mais c’est certainement dans cette couleur que l’on trouve les plus beaux spécimens. Le plumage bleu pâle est teinté de rose, le cou et le plastron sont d’un rouge plus sombre avec des reflets roses, le croupion est blanc.
Il est déconseillé d’accoupler deux rouges cendrés barrés entre eux car la couleur rouge devient dominante, il faut mieux les accoupler avec des bleus barrés ou des grisons. La couleur du rouge cendré barré est souvent liée au sexe.
Les Grisons : Leur plumage est d’un blanc teinté de bleu et de noir très pâle, chez certains le blanc domine. Le cou et le plastron doivent être nettement dessinés, le croupion est blanc Même couleur des yeux, des barres, formes, volume……..
Les Argentés : Nous en rencontrons très peu dans les expositions, les caractéristiques sont les mêmes que pour les autres, mais la couleur du manteau doit être celle de l’argent. Il est difficile d’obtenir cette belle couleur, on la travaille en croisant des bleus barrés avec des argentés.
Les Ecaillés : Ils sont peu nombreux dans les expositions, mais ils sont souvent magnifiques , de très belles poitrines bien rondes, avec des barres bien marquées. La difficulté consiste à obtenir un écaillage uniforme, leurs yeux sont souvent d’un rouge intense.
Les défauts relatifs à ces variétés sont :
Une seule barre sur le manteau
Naissance d’une 3ième barre
Manteau nuageux ou de mauvaise couleur.

Les unicolores,
Les blancs : ce sont les plus nombreux des unicolores.
Principales caractéristiques : œil de vesce entouré d’une fine membrane très discrète de couleur mastic, bec et blanc d’un blanc rosé. Accoupler entre sujets de même couleur il arrive que l’on observe une diminution de volume, aussi certains éleveurs n’hésitent pas à faire des croisements avec d’autres unicolores ou même avec des barrés, l’œil de coq se retrouvant rapidement. Le problème chez les blancs concerne la qualité du plumage qui doit être serré, collé au corps, alors que l’on trouve très souvent des plumages mous. C’est cette difficulté que les éleveurs de blancs doivent résoudre.
Les Rouges : Nombreux également dans les expositions, ils ont maintenant de très beaux gabarits parfois comparables aux barrés. Le rouge doit être intense, la couleur et la sous couleur du croupion et de l’anus ne doivent pas être plombées, la pigmentation rouge des plumes doit être homogène jusqu’à leur extrémité. Le bec est blanc pur, on trouve cependant souvent des becs cornés ou tachés.
Les éleveurs les travaillent par croisement avec des jaunes, avec d’autres couleurs telles que le blanc et le noir cela entraîne de nombreux problèmes : apport de plumes blanches, bec coloré , ces défauts sont ensuite difficiles à éliminer.

Les Jaunes : En nombre plus réduit dans les championnat, leur couleur doit être d’un jaune intense, doré et net, sans être plombé, le bec très pur. Les volumes sont plus réduits que chez les autres couleurs, parfois ils manquent de volume, de dessous et de rondeur. On rencontre souvent des sujets avec des plumes blanches au croupion, à l’anus ou quelque fois sur la poitrine. Lorsque ces plumes ne sont pas trop nombreuses, l’éleveur doit « toiletter » son pigeon. C’est une couleur difficile à élever.
Quelques mondain chamois sont exposés leur couleur est d’un jaune plus sombre.

Les Noirs : Egalement en nombre restreint dans les expositions, les éleveurs éprouvent les mêmes difficultés que chez les jaunes, problèmes de forme et de volume. Leur couleur est d’un noir intense avec des reflets verts, ce que nous appelons le noir scarabée, leur bec est foncé. Les défauts rencontrés : Couleur plombée ou terne au croupion et à l’anus, plumes blanches.
Certains éleveurs accouplent les noirs avec les bleus écaillés à croupion coloré, ils obtiennent souvent des sujets de très bon volume mais attention au croupion bleuté ce qui est un défaut.
Conclusion : Les difficultés rencontrées par les éleveurs en ce moment pour obtenir un mondain « presque parfait » sont principalement les suivantes :
-Plumage plus serré, non « bouffant »
-Attache fine
-Queue courte et fine, non étagée, surtout pas en éventail, portée horizontalement dans le prolongement du dos.
-La tête et le prolongement du bec : le tête doit être petite presque ronde en rapport avec le volume du mondain, le front proéminent, assez large, non pincé ou fuyant, doit être perpendiculaire au bec. Le derrière de la tête descend régulièrement à partir de l’occiput pour affiner l’attache. On observe souvent des mondains avec le bec collé au départ du coup ce qui est très disgracieux.
Les mondains peuvent être élevés en volière ou en cage individuelle.

Plus d’infos: Jack Charonnat   j.charonnat@laposte.net
ou sur le site des amis du Mondain http://clubdesamisdumondain.jimdo.com/